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Archiver ses connaissances

J’ai accumulé beaucoup de documentation papier au cours de mes 8 années d’études postsecondaire. Des livres, des notes de cours autant avec encre numérique sur Tablet PC que manuscrite. Inutile de dire que tous ces livres et cartables prennent un espace physique considérable.

Dans son état actuel, cette connaissance est presque perdue puisque je n’ai aucune façon d’indexer mon contenu afin de le retrouver facilement. Imaginez une bibliothèque sans système Dewey. Dans quel garde-robe, quelle boite, quel cartable, séparateur, quelle page, dans quel paragraphe se trouve mon information? Heureusement, s’il y a un domaine dans lequel les ordinateurs excellent, c’est bien l’indexion de contenu!

Le contenu de mon garde-robe: que des notes de cours et des livres.

Les avantages de passer à un support numérique

  • L’accessibilité est bien meilleure: un fichier PDF est beaucoup plus simple à ouvrir qu’un cartable dans le fond d’une boite quelconque.
  • La recherche y est aussi grandement simplifiée. De plus, si je prends la peine de passer mes documents dans engin OCR (reconnaissance optique de caractères), j’aurai la possibilité de trouver réponse à mes questions très rapidement.
  • La durabilité du support numérique est supérieure au papier qui s’endommage avec le temps. Lorsqu’en concert avec une bonne stratégie de backup, les fichiers sont beaucoup plus résilients face aux accidents et désastres naturels.
  • La possibilité de partager ces documents est aussi un avantage inhérent au format numérique. Je pourrais rendre disponible pour téléchargement la totalité de mes notes manuscrites.

Méthodes de numérisation

Numériser des notes de cours, c’est facile. J’ai juste à aller la bibliothèque, mettre mon paquet de feuilles dans le feeder automatique, spécifier mon courriel et voilà! Un beau PDF dans ma boîte de réception.

Pour des livres, c’est un peu plus complexe car il faut couper la reliure afin d’avoir des feuilles mobiles. C’est une méthode destructive mais c’est la seule façon de faire à faible coût car les méthodes non destructives sont soit très complexes ou très dispendieuses. Comme mes livres ne sont pas des ouvrages précieux ou rare, je peux me passer de leur forme physique (et c’est un peu le but de l’opération ici).

L’aventure commencera donc par trouver un endroit qui offre un service de coupe. J’ai fini par aller chez Bureau en gros.

Le grosse tranche chez Bureau en gros

Difficultés rencontrées

En réalité, l’opération s’est avéré plus complexe que prévue (surprise). J’ai utilisé un livre de 1104 pages pour mon premier test et je me suis heurté à plusieurs problèmes.

  • La taille maximale du courriel. Le scanneur peut envoyer des PDF par courriel, mais la taille du PDF ne doit pas excéder la taille maximale permise. Dans mon cas, j’ai procédé par paquet de 100 pages recto-verso, ce qui me faisait des fichiers d’environ 17 Mb. Ça m’a fait 11 fichiers séparés que j’ai dû assembler au final. La numérisation du livre a pris 45 minutes.
  • Le format de page non standard et la rotation des pages. C’est surement une mauvaise utilisation du scanneur de ma part, mais mon fichier résultat était au format était au format 8.5×11 alors qu’en réalité, le livre faisait une demie page. La rotation des pages était aussi un problème. Les pages pairs avaient une rotation de 90 degrés d’un sens et les pages impairs avaient une rotation de 90 degrés de l’autre. Rien de grave, simplement quelques ajustements mineurs que FoxIt PhantomPDF a su bien gérer.
  • OCR plus long que prévu. Ça ne sert à rien d’avoir une copie numérique si le texte reste une image. La reconnaissance optique des caractères a pris un bon deux heures avant de terminer.
  • Bookmarks. J’étais motivé et je voulais recréer la table des matières dans les bookmarks pour faciliter la navigation à l’intérieur du fichier. Ça m’a pris une demi-heure pour faire le tout.

Conclusion

C’est un processus long qui nécessite plus de temps et de travail que ce que je m’attendais au départ. Je suis tout de même très satisfait du résultat. Cette connaissance est maintenant beaucoup plus facile d’accès et j’ai réduit la quantité de mes biens physiques. Ce n’est évidemment pas encore à la portée de tous, mais je crois que mon professeur d’économie va être content d’enfin pouvoir enfin transporter sa référence en tout temps sur son iPad.

Ce qu’il reste du livre

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