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Français vs. English

La plupart des gens qui commencent à blogger se sont déjà pausé cette question: “est-ce que j’écris en français ou en anglais?” On se pause la question parce qu’on ignore à quel auditoire on veut s’adresser. Dans le cas de comparer le français à l’anglais, ça revient un peu à se demander dans quelle ligue on veut jouer: les majeures ou les mineures. Read more

Nouveau site web (version 6)

Je suis parti sur un projet récemment : celui de changer mon site web qui en sera à sa sixième itération.

J’en profite aussi pour changer quelque peu la direction dans le futur mais avant de comprendre où on va, il faut savoir d’où on vient. C’est pourquoi je vous propose un retour dans le temps de l’évolution de mon site web.

Un retour dans le temps du royaume de l’Internet (il y en avait seulement un à l’époque). Un royaume où les frames, GIF animés et musique midi étaient roi. Nous sommes en 1997.

C’est en cinquième année du primaire (1997, version 1) que mes parents m’ont encouragé à prendre un cours de « Cyber Créateur » au Collège d’Enseignement des Affaires à Trois-Rivères.

Pas vraiment sérieux

 

Ils m’ont fait créer un compte sur un hébergeur gratuit : Mygale. J’avais un compte sur Mygale avant qu’il fusionne avec LaBaguette en 1998 pour devenir MultiMania. J’avais tout ce qui se faisait de HOT sur mon site à l’époque. J’avais même des imagemap. Je me demande ce que ça va donner dans 15 ans… « LOL regarde le site de pauvre avec HTML5 de marde! »

J’ai eu Adobe PageMill 2.0 à Noël cette année-là (et l’upgrade vers 3.0 l’année suivante). Parlez-moi de ça des parents qui cultivent les passions.

La défunte adresse : http://www.mygale.com/fun18

Au début de mon secondaire (2001, version 1.5), mon site était ce dont tout le monde parlait. Sur l’heure du diner, les élèves allaient à la bibliothèque pour écouter les WAV et les MP3 d’extraits audio des Simpson et de South Park que je copiais de d’autres sites. Je faisais environ 250 utilisateurs uniques par jour. Un accomplissement que je n’ai jamais pu reproduire (ma mère l’a récemment fait avec son blogue sur la mode et beauté: P’tite Madame).

C’est en 2003 (version 2) que j’ai acheté mon premier nom de domaine et que j’ai commencé à coder en PHP. Mon site servait essentiellement à distribuer des galeries de photos de façon privée, probablement la fonctionnalité qui va avoir resté le plus longtemps sur mon site web. J’ai compris après 2-3 mois que ce type de développement prenait trop de temps et j’ai essayé mon premier CMS: PHP-Nuke.

Révolutionnaire! Une page de démarrage de communauté (version 3). Un précurseur de google.com/ig et de Netvibes avant son temps. À l’époque, Radio-Canada était déjà cool sur le web et donnait la possibilité aux webmestres (la version 1.0 des gestionnaires de communauté) d’intégrer différentes sections de nouvelles sur notre site web. J’avais modifié le javascript de Radio-Canada pour leurs nouvelles soient personnalisables par utilisateur. Il y avait aussi un système de linkdump et un forum et une communauté d’une cinquantaine de personnes.

Ça a duré jusqu’en 2005 (v4) où je me suis tanné du CMS et que je suis retourné au merveilleux code merci à mon nouveau meilleur ami: ASP.NET. Mon site est devenu un showcase pour mes projets: un système de gestion de media sur CD et d’emprunt multi-user et un site de pornographie pré-web 2.0 (avec des users, des tags, des votes, des préférences pis toute).

C’est en 2007 (v5) que j’ai tout refait en ASP.NET avec mes nouvelles connaissances. Le design graphique qui se trouvait à être un mélange de CSS de Microsoft et de Digg. J’ai continué le développement sur ma propre plateforme et je dois dire que je suis quand même fier de ce que j’ai accompli. Globalization, localization automatique, output caching, HTML4 strict compliant… J’ai dû passer au-dessus de 200 heures sur ce projet là (incluant le contenu qui change et les updates de code).

L’an passé, je trouvais que j’étais du pour une refonte. De quoi de modeste genre tout refaire en HTML 5 from scratch. Rien de moins. J’ai abandonné le projet après une vingtaine d’heures, un peu découragé.

Ce n’est que tout récemment (v6) que j’ai retrouvé le goût de me lancer dans un nouveau site. Un beau site. Bref, un site que je n’aurais pas conçu parce qu’au fond, je ne suis pas designer. Et c’est là que j’ai réalisé: pourquoi je me casserais le becycle à réinventer la roue? Un piège dans lequel on tombe encore trop souvent en informatique.

L’informatique avance parce qu’on construit par-dessus les autres. C’est la raison pour laquelle je me suis tourné vers WordPress. Un CMS stable, reconnu, qui marche depuis longtemps et qui est encore sous développement, téléchargé 32.5 millions de fois et avec un écosystème de plugins et de thèmes infini.

Utiliser un CMS (mature), ça voudrait dire que je peux me concentrer plus sur le contenu que sur le contenant. Peut-être même payer 70$ pour un thème premium que je trouve super beau. De toute façon, si je le design moi-même, c’est au moins 40 heures de travail qui aurait donné peut-être la moitié du résultat d’un professionnel.